La candidose chronique ou l’anatomie d’un déséquilibre

31 Jan 2026

Candida albicans n’est pas un ennemi ..
Il fait partie de notre écosystème naturel et interagit avec nos autres locataires plus ou moins désirables afin d’établir un équilibre harmonieux de vie et d’énergie.
Bouche, intestin, vagin …
Il se plait sous sa forme sporulée et nous aide à la digestion du glucose, sa principale source énergétique et d’autres sucres fermentescibles, tels le fructose, le galactose, le maltose..
Lorsque l’équilibre de notre écosystème est rompu, il nous le fait savoir et vous savez quoi ?
C’est une opportunité de se plonger sur soi.
Et si au lieu de le voir comme un intrus, on le considérait comme un messager ?
A candidose chronique, messages chroniques,
A messages chroniques, appels à l’aide de ton corps …chroniques !

Affamer Candida en le privant de sucres, comme tu peux l’entendre à foison,
C’est surtout affamer ton corps, vider ton corps de l’énergie la plus accessible qu’il te réclame pour fonctionner.
Le cerveau a un besoin primaire, c’est le glucose et c’est non négociable .
Mais si ce besoin exagéré de sucres était le signe d’un besoin émotionnel et nutritionnel de retour à soi, d’un trop plein de non-dits et d’acceptations ?
Un besoin de ralentir, de respirer, de digérer, de comprendre ce qui te “nourrit” vraiment ?

L’expression du corps au travers de Candida pour exprimer, extérioriser ce qui est dérégulé ?
Un mythe de Naturopathe ?
Non, une vision holistique ET biochimique de l’équilibre.
La nature a horreur du vide, tout est compensé…
Comprendre au travers de l’alchimie du corps, ce qui va le garder en santé,
Et si là était le vrai message ?

Retour sur les besoins émotionnels,
Retour sur la lecture symbolique et consciente que te propose Candida l’opportuniste.
De quoi te nourris-tu ?
Est-ce ce dont tu as vraiment besoin, ce que ton corps crie et réclame en imposant en désespoir de cause, le chaos métabolique et biochimique ?
Je te laisse réfléchir et approfondir cette vue holistique.

Rééquilibrer ton assiette .
Plus de fibres utilisables par ton microbiote, plus de bonnes graisses animales et végétales, plus de vivant dans ton assiette, plus de saison, coloré, de biologique, de brut …l
La simplicité, en fait.

Revoir tes émotions, qu’est-ce qui te remplit, qu’est-qui te nourrit ?
Revoir tes écosystèmes symbiotiques ( les bactéries, les virus, le fongique, les parasites ..), les biofilms …
Revoir ta capacité d’adaptation au stress, la qualité de ton sommeil, ce qui te ressource …
Revoir tes capacités de nettoyage, de détoxication ..
Le message d’une ou plusieurs fonctions essentielles en berne,
La détoxication hépatique qui peine et met le corps en souffrance..

Et si faire focus sur un oligo-élément en particulier, s’avérait
une des stratégies payantes en terme de retour à l’homéostasie bactérienne et fongique ?

La SULFATATION
Une des six voies de la phase 2 de détoxication hépatique.
Elle ajoute un groupement sulfate à des composés endogènes et exogènes afin de les éliminer sous forme hydrosoluble dans les selles et l’urine.
Les SULFOTRANSFERASES ( SULT )utilisent le sulfate pour détoxifier,
La SULFITE OXYDASE ( SuOx ) prépare le sulfate ( active ) en oxydant les sulfites en sulfates.
Cette phase de la SuOX est en amont de la phase 2 et permet d’éliminer les sulfites toxiques ( toxicité neurologique, hépatique ).

Ce ne sont pas des détails …
Nous éliminons par la sulfatation bon nombre de nos molécules endogènes :
nos hormones stéroidiennes : oestrogènes, testostérone, DHEA, corticostéroides
nos hormones thyoidiennes T4 et T3 et la conversion T4 en T3 doit être sulfatée,
nos neurotransmetteurs : catécholamines ( dopamine, adrénaline, noradrénaline ), sérotonine et mélatonine ( monoamines ),
l’HISTAMINE aussi par les SULT1A3 et SULT1A4,
les acides biliaires secondaires,
les phénols endogènes (métabolites de la tyrosine, du tryptophane )
et des molécules exogènes : médicaments, xénobiotiques, polluants, pesticides
L’alcool
Les métabolites microbiens ( phénols, indols )
Les additifs, conservateurs : phénols, bisphénols, les SULFITES.

Candidose chronique et voie de SULFATATION débordée ?
Etonnant n’est-ce pas ?
Oui, c’est bien le nouvel axe de prise en charge biochimique à ne pas négliger !

Déséquilibre oestro-progestéronique
Terrain d’endométriose
Mauvaise détoxication des oestrogènes
Difficulté à détoxiquer la contraception hormonale
Histamine mal dégradée et donc possiblement en excès,
Manque de motivation , sommeil perturbé, irritabilité par trouble de l’équilibre des neurotransmetteurs
TDN : TSA, TDA, TDAh, les troubles Dys…
Troubles digestifs chroniques
Thyroide hypofonctionnelle
Intolérances alimentaires
Intolérances aux sulfites
Intoxication aux moisissures et mycotoxines,

Sensiblité aux oxalates :
les transporteurs d’anions de la famille SLC26 peuvent transporter plusieurs anions ( sulfate, bicarbonate, chlorure et oxalate ). Cela met sulfate et oxalate en compétition potentielle pour des voies communes de transport membranaire.
Candida albicans peut produire des oxalates via le métabolisme du glyoxylate, tolère des concentrations élevées d’oxalate et peut utiliser les oxalates comme source secondaire de carbone ou comme outil écologique ( modification du pH, chélateur de calcium..).
Un excès d’oaxalate par relarguage fongique par exemple, fait que cet oxalate occupe préférentiellement les sites de transport, modifie les échanges, ralentit l’entrée des sulfates dans la cellule.
La sulfatation dépend du sulfate inorganique intracellulaire, de l’activation en PAPS ( 3’phosphoadénosine-5’phosphosulfate ) et des sulfotransférases.
Si excès d’oxalate, la synthèse de PAPS devient limitante et la sulfations devient une voie à faible priorité face aux besoins énergétiques. C’est un affaiblissement fonctionnel délétère !
Candida albicans affaiblit son hôte !

la liste est longue et non exhaustive …
Le maillon manquant pourrait être celui-çi.

Une voie déficiente et les autres voies sont touchées.
Méthylation, Glucuronoconjugaison, Voie du Glutathion / Transsulfuration ….
Les cycles sont touchés :
° le cycle de Krebs
* le cycle des Folates au travers de la méthylation
° le cycle de l’urée
….
La dégradation de l’histamine est perturbée :
Lorsque la DAO, l’enzyme qui dégrade l’histamine principalement dans l’intestin est déficiente,
Lorsque la méthylation est ralentie ( carence en B9, B12, SAM..), la dégradation de l’histamine intracellulaire via la HNMT est diminuée , la sulfatation doit prendre le relais.

La barrière intestinale a besoin de la sulfatation. Ce sont les mucines sulfatées, les GAG’s, qui deviennent protectrices.
Vous l’aurez compris …
Revoir les pièces du puzzle afin de les imbriquer correctement et avancer pour une autre vision du retour à l’équilibre.

Pourquoi ce lien à prendre en compte : Candida, sulfites, sulfates ?
Candida albicans sait se nourrir d’autres nutriments que de sucres, nous l’avons vu, il est malin !
Vous l’affamez de sucres, il se tourne vers les Acides Gras à Courte Chaine ( butyrate, propionate,
acétate ) alors moins disponibles pour l’intégrité de la barrière intestinale, certains lipides, certains acides aminés dont la cystéine, ceci expliquant sa grande plasticité métabolique et pourquoi un régime “sans sucres” n’est pas suffisant.

Nourrir son corps en macronutriments
Ne pas le surcharger en sulfites ( conservateurs )
Revoir la micronutrition de base
FAIRE FOCUS SUR LE MOLYBDENE, les apports soufrés,
Les B6, B9, B12 pour optimiser la méthylation
Réparer l’intestin inflammé ( statut FUT2, VitD, Vit A, Zinc, IgAs ..)
Baisser le stress oxydatif global ….
Laisser le corps se réparer ….
“ Le microbe n’est rien, le terrain est tout. »
Antoine Béchamp

Sources :

Physiologically relevnat alternative carbon sources modulate biofilm formation, cell wall architecture and the stress and antifungal resistance of Candida glabrata. PMID : 31261727

The adaptive response to alternative carbon sources in the pathogen Candida albicans involves a remolding of thiol-and glutathione- dependent redox status. PMID : 36625375

Molybdenium’s role as an essentiel element in catabolizing redox reactions. PMID : 39062583

Adaptation of Candida albicans to reactive sulfur species. PMID : 28235888

Alternative sulphur metabolism in the fungal pathogen Candida parapsilosis. PMID : 39448588

Regulated transport of sulfate and oxalate by SLC26A2/DTDST.
Heneghan JF, Akhavein A, Salas MJ, et al.
Am J Physiol Cell Physiol. 2010;298(6):C1363–C1375. PMID: 20219950.

et l’honneur d’être formée par le Dr Lucie WETCHOKO.

Martine Hoarau Naturopathe.

Candida albicans n’est pas un ennemi ..
Il fait partie de notre écosystème naturel et interagit avec nos autres locataires plus ou moins désirables afin d’établir un équilibre harmonieux de vie et d’énergie.
Bouche, intestin, vagin …
Il se plait sous sa forme sporulée et nous aide à la digestion du glucose, sa principale source énergétique et d’autres sucres fermentescibles, tels le fructose, le galactose, le maltose..
Lorsque l’équilibre de notre écosystème est rompu, il nous le fait savoir et vous savez quoi ?
C’est une opportunité de se plonger sur soi.
Et si au lieu de le voir comme un intrus, on le considérait comme un messager ?
A candidose chronique, messages chroniques,
A messages chroniques, appels à l’aide de ton corps …chroniques !

Affamer Candida en le privant de sucres, comme tu peux l’entendre à foison,
C’est surtout affamer ton corps, vider ton corps de l’énergie la plus accessible qu’il te réclame pour fonctionner.
Le cerveau a un besoin primaire, c’est le glucose et c’est non négociable .
Mais si ce besoin exagéré de sucres était le signe d’un besoin émotionnel et nutritionnel de retour à soi, d’un trop plein de non-dits et d’acceptations ?
Un besoin de ralentir, de respirer, de digérer, de comprendre ce qui te “nourrit” vraiment ?

L’expression du corps au travers de Candida pour exprimer, extérioriser ce qui est dérégulé ?
Un mythe de Naturopathe ?
Non, une vision holistique ET biochimique de l’équilibre.
La nature a horreur du vide, tout est compensé…
Comprendre au travers de l’alchimie du corps, ce qui va le garder en santé,
Et si là était le vrai message ?

Retour sur les besoins émotionnels,
Retour sur la lecture symbolique et consciente que te propose Candida l’opportuniste.
De quoi te nourris-tu ?
Est-ce ce dont tu as vraiment besoin, ce que ton corps crie et réclame en imposant en désespoir de cause, le chaos métabolique et biochimique ?
Je te laisse réfléchir et approfondir cette vue holistique.

Rééquilibrer ton assiette .
Plus de fibres utilisables par ton microbiote, plus de bonnes graisses animales et végétales, plus de vivant dans ton assiette, plus de saison, coloré, de biologique, de brut …l
La simplicité, en fait.

Revoir tes émotions, qu’est-ce qui te remplit, qu’est-qui te nourrit ?
Revoir tes écosystèmes symbiotiques ( les bactéries, les virus, le fongique, les parasites ..), les biofilms …
Revoir ta capacité d’adaptation au stress, la qualité de ton sommeil, ce qui te ressource …
Revoir tes capacités de nettoyage, de détoxication ..
Le message d’une ou plusieurs fonctions essentielles en berne,
La détoxication hépatique qui peine et met le corps en souffrance..

Et si faire focus sur un oligo-élément en particulier, s’avérait
une des stratégies payantes en terme de retour à l’homéostasie bactérienne et fongique ?

La SULFATATION
Une des six voies de la phase 2 de détoxication hépatique.
Elle ajoute un groupement sulfate à des composés endogènes et exogènes afin de les éliminer sous forme hydrosoluble dans les selles et l’urine.
Les SULFOTRANSFERASES ( SULT )utilisent le sulfate pour détoxifier,
La SULFITE OXYDASE ( SuOx ) prépare le sulfate ( active ) en oxydant les sulfites en sulfates.
Cette phase de la SuOX est en amont de la phase 2 et permet d’éliminer les sulfites toxiques ( toxicité neurologique, hépatique ).

Ce ne sont pas des détails …
Nous éliminons par la sulfatation bon nombre de nos molécules endogènes :
nos hormones stéroidiennes : oestrogènes, testostérone, DHEA, corticostéroides
nos hormones thyoidiennes T4 et T3 et la conversion T4 en T3 doit être sulfatée,
nos neurotransmetteurs : catécholamines ( dopamine, adrénaline, noradrénaline ), sérotonine et mélatonine ( monoamines ),
l’HISTAMINE aussi par les SULT1A3 et SULT1A4,
les acides biliaires secondaires,
les phénols endogènes (métabolites de la tyrosine, du tryptophane )
et des molécules exogènes : médicaments, xénobiotiques, polluants, pesticides
L’alcool
Les métabolites microbiens ( phénols, indols )
Les additifs, conservateurs : phénols, bisphénols, les SULFITES.

Candidose chronique et voie de SULFATATION débordée ?
Etonnant n’est-ce pas ?
Oui, c’est bien le nouvel axe de prise en charge biochimique à ne pas négliger !

Déséquilibre oestro-progestéronique
Terrain d’endométriose
Mauvaise détoxication des oestrogènes
Difficulté à détoxiquer la contraception hormonale
Histamine mal dégradée et donc possiblement en excès,
Manque de motivation , sommeil perturbé, irritabilité par trouble de l’équilibre des neurotransmetteurs
TDN : TSA, TDA, TDAh, les troubles Dys…
Troubles digestifs chroniques
Thyroide hypofonctionnelle
Intolérances alimentaires
Intolérances aux sulfites
Intoxication aux moisissures et mycotoxines,

Sensiblité aux oxalates :
les transporteurs d’anions de la famille SLC26 peuvent transporter plusieurs anions ( sulfate, bicarbonate, chlorure et oxalate ). Cela met sulfate et oxalate en compétition potentielle pour des voies communes de transport membranaire.
Candida albicans peut produire des oxalates via le métabolisme du glyoxylate, tolère des concentrations élevées d’oxalate et peut utiliser les oxalates comme source secondaire de carbone ou comme outil écologique ( modification du pH, chélateur de calcium..).
Un excès d’oaxalate par relarguage fongique par exemple, fait que cet oxalate occupe préférentiellement les sites de transport, modifie les échanges, ralentit l’entrée des sulfates dans la cellule.
La sulfatation dépend du sulfate inorganique intracellulaire, de l’activation en PAPS ( 3’phosphoadénosine-5’phosphosulfate ) et des sulfotransférases.
Si excès d’oxalate, la synthèse de PAPS devient limitante et la sulfations devient une voie à faible priorité face aux besoins énergétiques. C’est un affaiblissement fonctionnel délétère !
Candida albicans affaiblit son hôte !

la liste est longue et non exhaustive …
Le maillon manquant pourrait être celui-çi.

Une voie déficiente et les autres voies sont touchées.
Méthylation, Glucuronoconjugaison, Voie du Glutathion / Transsulfuration ….
Les cycles sont touchés :
° le cycle de Krebs
* le cycle des Folates au travers de la méthylation
° le cycle de l’urée
….
La dégradation de l’histamine est perturbée :
Lorsque la DAO, l’enzyme qui dégrade l’histamine principalement dans l’intestin est déficiente,
Lorsque la méthylation est ralentie ( carence en B9, B12, SAM..), la dégradation de l’histamine intracellulaire via la HNMT est diminuée , la sulfatation doit prendre le relais.

La barrière intestinale a besoin de la sulfatation. Ce sont les mucines sulfatées, les GAG’s, qui deviennent protectrices.
Vous l’aurez compris …
Revoir les pièces du puzzle afin de les imbriquer correctement et avancer pour une autre vision du retour à l’équilibre.

Pourquoi ce lien à prendre en compte : Candida, sulfites, sulfates ?
Candida albicans sait se nourrir d’autres nutriments que de sucres, nous l’avons vu, il est malin !
Vous l’affamez de sucres, il se tourne vers les Acides Gras à Courte Chaine ( butyrate, propionate,
acétate ) alors moins disponibles pour l’intégrité de la barrière intestinale, certains lipides, certains acides aminés dont la cystéine, ceci expliquant sa grande plasticité métabolique et pourquoi un régime “sans sucres” n’est pas suffisant.

Nourrir son corps en macronutriments
Ne pas le surcharger en sulfites ( conservateurs )
Revoir la micronutrition de base
FAIRE FOCUS SUR LE MOLYBDENE, les apports soufrés,
Les B6, B9, B12 pour optimiser la méthylation
Réparer l’intestin inflammé ( statut FUT2, VitD, Vit A, Zinc, IgAs ..)
Baisser le stress oxydatif global ….
Laisser le corps se réparer ….
“ Le microbe n’est rien, le terrain est tout. »
Antoine Béchamp

Sources :

Physiologically relevnat alternative carbon sources modulate biofilm formation, cell wall architecture and the stress and antifungal resistance of Candida glabrata. PMID : 31261727

The adaptive response to alternative carbon sources in the pathogen Candida albicans involves a remolding of thiol-and glutathione- dependent redox status. PMID : 36625375

Molybdenium’s role as an essentiel element in catabolizing redox reactions. PMID : 39062583

Adaptation of Candida albicans to reactive sulfur species. PMID : 28235888

Alternative sulphur metabolism in the fungal pathogen Candida parapsilosis. PMID : 39448588

Regulated transport of sulfate and oxalate by SLC26A2/DTDST.
Heneghan JF, Akhavein A, Salas MJ, et al.
Am J Physiol Cell Physiol. 2010;298(6):C1363–C1375. PMID: 20219950.

et l’honneur d’être formée par le Dr Lucie WETCHOKO.

Martine Hoarau Naturopathe.